
C’est justement pour minimiser le risque de finir comme les dinosaures que l’Union Européenne vient de créer le projet NEOShield dont le but est de
trouver la meilleure façon de nous protéger contre une collision avec un astéroïde géocroiseur.
Comme leur nom l’indique, ces astéroïdes croisent l’orbite de la Terre et sont donc susceptibles de renter en collision avec celle-ci avec des impacts plus ou moins
dévastateurs suivant leur composition ou leur taille. Le dernier événement en date ayant eu un impact conséquent est celui du 30 juin 1908. En effet, un bolide de plusieurs dizaines de mètres de
diamètre aurait explosé à plusieurs kilomètres d’altitude au-dessus de la région de Toungouska en Sibérie. L’explosion a couché les arbres sur une zone de 2000 kilomètres carrés. Les
scientifiques estiment que ce «petit » bolide aurait généré une explosion équivalente à des centaines de bombes d’Hiroshima.
Cependant, il existe des géocroiseurs possédant une masse bien supérieure à celui de Toungouska et encore, on en a répertorié une infime partie de ceux-ci. Les
scientifiques arrivent à estimer également l’occurrence avec laquelle ces objets frappent notre planète en fonction de leur masse. Par exemple, selon le Near-Earth Object Mission Advisory Panel
(NEOMAP) de l’Agence Spatiale Européenne, un objet d’environ 100 mètres nous tombe sur le coin de la tête à peu près tous les 5000 ans.
Le programme NEOShield s’intéressera donc aux objets de 140 mètres et plus et privilégiera 3 scénarios afin d’éviter une éventuelle collision. Pourquoi 140 mètres
me direz-vous ? C’est selon les scientifiques la taille à partir de laquelle des impacts majeurs sont susceptibles de se produire. Les scénarios envisagés sont les suivants : envoyer un impacteur
cinétique sur l’astéroïde afin de dévier sa trajectoire. La deuxième option serait d’envoyer un engin massif très proche de l’objet afin d’utiliser la force de gravité pour faire dévier l’objet
tout doucement. Enfin, la dernière option serait d’envoyer un satellite emportant une charge nucléaire dans le but de la faire exploser à côté du bolide.
Le projet NEOShield est doté d’un budget de 4 millions d’euros et regroupera une dizaine d’experts venant de différents pays. À noter qu’Astrium, filiale d’EADS,
participera au projet.
ASP
Par kébecleak
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Publié dans : UFO ESPACE MYSTERE
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