Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universtaire du Québec (FEUQ)
- «Si la proposition du gouvernement visait à diminuer les tensions, j'ai bien peur qu'elle va les augmenter.»
- «C'est un sophisme de croire que 70% des étudiants sont en accord. C'est 80% des étudiants qui sont contre la hausse.»
-«Avec les mesures que le gouvernement propose, ce sont 50 000 étudiants qui vont voir leur endettement augmenter.»
- «Le gouvernement a investi 190 millions $ dans cette crise, alors que la hausse va rapporter aux universités 170 millions $.»
- «Le gouvernement, avec son entêtement, a créé un fossé important entre lui et la jeunesse du Québec.» Léo Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante
collégiale du Québec (FECQ)
- «Le gouvernement a choisi de faire l'autruche en se cachant derrière une loi.»
- «Il ne faut pas se demander pourquoi les jeunes perdent foi en leurs élus, en leur démocratie.»
- «J'ai l'impression que le gouvernement du Québec ne veut pas véritablement négocier.»
- «Ce sont des milliers de jeunes qui vont s'en souvenir et qui vont l'avoir en travers la gorge.» Réaction des co-porte-parole de la CLASSE
«On n'appelle pas à la violence, mais en même temps on est impuissants face à l'arrogance du gouvernement. Si le but de cette loi est de calmer les choses, on
assiste à un échec. Cette loi va mettre le feu aux poudres et ça ne réglera pas le conflit. Chaque député qui va voter en faveur de cette loi va devoir vivre avec les conséquences de son geste.
L'intransigeance du gouvernement a blessé gravement des individus.»
«Un geste de perdant. Ce geste prouve que le gouvernement est incapable d'écouter sa jeunesse et c'est un geste qui prouve qu'il a perdu.»
«Y'a aucune loi qui va nous empêcher de nous mobiliser. On relance l'appel à la mobilisation pour le 22 mai, on veut montrer au gouvernement que ce ne sont pas des
lois matraques qui vont faire reculer les étudiants.»
«On invite les gens à descendre dans les rues ce soir, demain soir, jusqu'en automne s'il le faut.»
«Tout ce qu'on pourrait faire pour calmer les étudiants et étudiantes est inutile. Charest depuis le début du conflit semble avoir perdu tout sens de la retenue et
a multiplie les affronts. Cette loi ne va que faire augmenter les situations de confrontation sur les campus.»
«Le conflit va s'envenimer et va perdurer dans le temps.»
«Notre rôle est de comprendre la colère des étudiants», ont conclu les co-porte-parole de la CLASSE.
TVA / Kébecleak
Loi spéciale... Un millier de manifestants à Québec

L'annonce d'une loi spéciale a fait grossir les rangs d'une manifestation qui s'annonçait plutôt calme devant l'Assemblée nationale.
Près d'un millier d'étudiants au plus fort de la marche ont déambulé dans les rues de Québec.
Au lieu de demeurer près du Parlement où les membres du gouvernement étaient réunis, les bruyants manifestants ont pris d'assaut la Grande Allée, la rue Cartier,
avant de descendre en basse-ville par la côte Sherbrooke. Ils ont ensuite pris symboliquement le boulevard Charest.
À l'intersection de Saint-Sauveur, le groupe a décidé de s'asseoir pour une minute de silence pour signifier le bâillon. Les troupes ont circulé sur la rue
Saint-Joseph, avant de revenir sur Charest.
«On saute sur Charest», scandaient les marcheurs.
Un peu avant 23 h, ils devaient s'arrêter au jardin Saint-Roch, lieu des indignés à l'automne dernier.
Quelques individus masqués ont été aperçus. Les policiers municipaux étaient préparés à toutes éventualités. Le trajet a été fourni au préalable et les manifestants
ont semblé respecter leur long itinéraire.
Gabriel Nadeau-Dubois était attendu sur place en fin de soirée. Les manifestants ont promis d'être présents au moins jusqu'à minuit. Aucune casse ni aucun
vandalisme n'a été commis jusqu'à 23 h environ. Une étroite surveillance était exercée partout.
Agence QMI / Kébecleak