Alors que les négociations entre le gouvernement québécois et les associations étudiantes ont repris leurs cours, des milliers de Québécois sont redescendus dans
les rues pour faire entendre leur insatisfaction.
En début de soirée, lundi, plusieurs manifestations étaient annoncées sur le compte twitter #casserolesencours, particulièrement dans la région métropolitaine.
Mais, on faisait état d’invitations dans des villes plus éloignées comme Rimouski, Gatineau ou Joliette.
Certaines manifestations ressemblaient aux précédentes. Les gens se rassemblent, entreprennent leur concert avant de marcher dans les rues. Et la marée humaine
semble se gonfler au fur et à mesure que les minutes s’égrènent. Les marcheurs s’assoient parfois dans la voie publique. Ainsi dans le quartier Villeray à l’intersection des rues
Jarry/Saint-Denis. Ainsi dans le quartier Rosemont, sur la rue Masson. Ainsi sur le Plateau Mont-Royal. Ainsi dans l’arrondissement Verdun. Ainsi dans Hochelaga-Maisonneuve.
Plusieurs milliers de personnes ont entrepris la 35e manifestation nocturne consécutive à partir du parc Émilie-Gamelin. Comme à l’accoutumée, le Service de police
de la ville de Montréal a déclaré la manifestation illégale avant son départ parce qu’aucun itinéraire avait été remis aux autorités, contrevenant au règlement municipal P-6. La foule a applaudi
l’annonce en dérision. Les gens, très bruyants, marchaient parfois à contre-sens de la circulation, déambulant au hasard.
En banlieue de Montréal, on faisait état de manifestations dans plusieurs dizaines de villes, dont Repentigny, Beloeil, Longueuil et Laval.
A Québec, plusieurs manifestations se sont déroulées dans le quartier Saint-Sauveur, à Sillery, à Limoilou et devant l’Assemblée nationale. Celle qui est partie de
l’Assemblée nationale a été déclarée illégale parce que les quelque 250 participants ont refusé de donner l’itinéraire à la suite d’un vote à main levée.
On rapportait aussi des tintamarres dans les quatre coins du Québec, de Matane à Gatineau, de Sherbrooke à Trois-Rivières et à Sept-Iles.
Il était impossible de déterminer le nombre de protestants dans les rues de la province puisqu’il était impossible de déterminer le nombre de manifestations.
Le mouvement des casseroles pourrait s’étendre au Canada au cours des prochains jours. Un site Internet, rabble.ca, a appelé les Canadiens à montrer «leur
solidarité en faisant entendre un tintamarre de casseroles.» S’il est fait mention de la loi 78 et de la hausse de frais de scolarité, les organisateurs espèrent que le mouvement pourrait
également s’en prendre au gouvernement fédéral.
La Presse Canadienne / Kébecleak