Nous pensions que l’agriculture avait donné naissance aux villes, puis à l’écriture, à l’art et à la religion. La découverte du plus ancien temple connu suggère que
la civilisation serait née du besoin de vénérer des dieux.
Vieux de 11 600 ans, ces piliers du temple Göbekli Tepe, dans le sud de la Turquie, peuvent atteindre 5,5 m de haut. Ils représentent peut-être des prêtres dansant
lors d’un rassemblement religieux.

Il semble que personne n’ai jamais habité Gôbekli Tepe, un sanctuaire religieux édifié par des chasseurs-cueilleurs. Les scientifiques ont mis au jour moins d’un
dixième du site, qui a précédé Stonehenge de 7000 ans.

Un prédateur semble surgir d’un bloc de calcaire de 5 t que des artisans ont acheminé à Göbekli Tepe depuis une carrière alentour, sans l’aide d’animaux de trait ou
de roues.

Certains villageois moissonnent encore le blé à la faucille dans le sud-est de la Turquie. C’est ici que le petit épeautre fut domestiqué pour la première
fois.

Sur un bol trouvé à Nevali Çori, un site créé cent ans après celui de Göbekli Tepe, deux personnages dansent avec un animal. Les animaux constituaient des symboles
importants quand l’homme commença à domestiquer moutons, chèvres et autres bêtes.

Plusieurs sites du sud de la Turquie, du nord de la Syrie et d’Irak recèlent des indices sur ce qui fut peut-être la première religion organisée du monde. Les bêtes
rodant autour des récents établissements humains, notamment des sangliers (ci-dessous, à Göbekli Tepe) et des serpents (ci-dessus, sur une tête, à Nevali Çori), sont les plus souvent
représentées.

Les figurations humaines restent rares. L’une d’elles, découverte à 14 km de Göbekli Tepe, est datée d’au moins 8000 av. J.-C. C’est la plus ancienne sculpture
grandeur nature connue.

Découverts sur des piliers en “T”, ces bas-reliefs figurant vautours, scorpions et autres animaux furent sans doute exécutés par des artisans doués preuve que les
chasseurs-cueilleurs pouvaient créer une structure sociale complexe.

Les archéologues ont trouvé un pilier en partie taillé dans les collines près de Göbekli Tepe site visible sur la hauteur, au loin.

Un pilier orné d’un renard se détache sur la nuit étoilée. Pour protéger les fragiles bas-reliefs, les archéologues projettent de construire cette année un toit
au-dessus du site ce qui empêchera de méditer à la belle étoile sur les mystères de cet ancien temple.
National Geographic / Kébecleak
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